Des coups à répétition à l'école. Une violence physique quotidienne dans les transports scolaires, aller et retour. Ce groupe de jeunes qu'il croyait être ses amis l'ont frappé, humilié, mis à l'isolement quotidiennement. Pendant des mois, Nattan a encaissé. Seul. Sans que l'établissement ne prenne la mesure de ce qui se passait sous son toit.
Nous avons été contactés par Océane, la maman de Nattan qui, après plusieurs démarches sans réponse et plusieurs appels au soutien restés sans retour, se sentait démunie et seule face au harcèlement que subissait son fils. Elle avait tout tenté. L'école, l'académie, les interlocuteurs habituels. Rien.
Lorsque les Lag Spirit ont été saisis, ils ont pris en compte l'ensemble des démarches qu'Océane avait effectuées. Ils ont vérifié et confirmé le harcèlement de Nattan. Ensemble, nous avons établi un plan personnalisé sur les démarches administratives et judiciaires à effectuer, en complément du travail déjà engagé. Chaque étape documentée. Chaque recours identifié.
Une fois l'ensemble des éléments apportés au directeur d'établissement, puis à l'académie, le constat était sans appel : l'institution avait les informations. Elle a choisi l'inaction. Face à ce mur, nous avons décidé d'agir autrement.
Un run d'escorte a été organisé pour raccompagner Nattan, entouré d'une trentaine de bikers solidaires. Une présence physique, visible, impossible à ignorer. Des élus et des médias étaient là pour pointer du doigt un établissement scolaire qui a failli à son devoir de protection. Ce jour-là, Nattan n'était plus seul dans la rue. Et tout le monde l'a vu.
Le harcèlement ne s'arrête pas toujours par un courrier recommandé. Parfois il faut autre chose. C'est exactement ce que Lag Spirit fait.
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